En 2008, l’Union européenne a institué le 29 avril en « journée européenne de la solidarité et de la coopération entre les générations ». Toujours d’actualité, ce rendez-vous permet de mettre en valeur la richesse générée par les relations non marchandes entre générations.


 

Le vieillissement de la population trop souvent vu comme un fardeau

Dans une société qui place tout en haut de son échelle de valeurs la production marchande, les « improductifs », au premier rang desquels les personnes âgées, ont tendance à être marginalisés.

Seul est considéré le poids de leur « prise en charge » par les finances publiques et les familles, sans que soient jamais envisagées de contreparties positives.


Sortir de la logique du « tout marchand »

Pour les membres du centre belge d’analyse sociale Avec, le vieillissement des populations européennes donne au contraire une occasion historique de développer une façon alternative de « faire société », valorisant les relations humaines gratuites et les activités dites « non productives ».

À condition de briser les stéréotypes, les générations peuvent s’entraider. Bricolage contre soutien scolaire, garde d’enfant contre courses à faire mais aussi activités de loisir partagées… Ni un service, ni une marchandise : ce qui est à échanger est avant tout une relation humaine.

 

En France, depuis 2014, le collectif MONALISA (Mobilisation nationale contre l’isolement des âgés) multiplie campagnes de sensibilisation et mises en réseau des acteurs (https://www.monalisa-asso.fr/). Des équipes citoyennes, de bénévoles mais aussi de jeunes en service civique, s’engagent pour redonner sens au quotidien des personnes âgées, contribuant aussi à retarder la perte d’autonomie.


Favoriser les initiatives locales et pérennes

Pour que les échanges entre générations soient mutuellement intéressants, ils doivent s’inscrire dans la durée et répondre à un besoin fonctionnel réel.

Bien plus que les décrets venus d’en haut, ce sont les petites actions locales qui permettent la rencontre.

Collectivités territoriales, équipes scolaires et périscolaires, centres de loisirs, universités, résidences pour seniors, clubs du 3e âge… Autant d’acteurs locaux qui, mobilisés ensemble, permettent de mieux vivre collectivement le vieillissement et d’en tirer des bénéfices pour tous… non marchands !