La majorité des aidants familiaux sont en activité. C’est l’un des enseignements d’une enquête rendue publique le 17 décembre 2025 et réalisée conjointement par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) - un organisme public qui dépend des ministères de l’Économie, de la Santé et des Solidarités - et l’Institut des politiques publiques (IPP), créé et financé par Paris School of Economics (PSE) et le Groupe des écoles nationales d’économie et de statistique (GENES).
Selon cette enquête, 58 % des personnes qui aident régulièrement un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie sont actifs, demandeurs d’emploi ou étudiants. Si l’on se focalise sur les aidants âgés de 15 à 65 ans, ils sont même 78 % à être en activité. Parmi eux, 65 % ont un travail, 7 % sont en recherche d’emploi et 6 % suivent des études. Plus du tiers (36 % exactement) des aidants en activité ont un enfant à charge qui n’est pas la personne aidée. « Ils doivent alors concilier leur rôle d’aidant avec leurs responsabilités familiales et leurs autres activités », souligne l’autrice de l’étude.
Un soutien multiple
L’aide apportée est d’autant plus chronophage que 31 % des proches aidants ne disposent d’aucun soutien. Seuls 10 % sont secondés par un infirmier, un travailleur social ou un aidant bénévole. Moins de la moitié (42 %) peuvent s’appuyer sur un co-aidant familial et 17 % à la fois sur un co-aidant et une aide formelle. Plus du tiers des aidants (35 %) apportent à la fois un soutien moral, une aide aux activités de la vie quotidienne (repas, courses alimentaires, ménage, démarches administratives, mobilité…) et une aide financière ou matérielle.
Sans surprise, les aidants aident majoritairement les personnes ayant un lien étroit avec eux. Ainsi, 35 % d’entre eux sont des enfants qui apportent leur aide à leur parent et 24 % des conjoints qui soutiennent leur époux, épouse, partenaire de Pacs, concubin ou concubine. Près de deux sur dix (19 %) sont des parents qui aident leur enfant malade ou handicapé. Seulement 9 % des aidants sont frère ou sœur de la personne aidée et 5 %, un ami ou une amie.
Un nombre voué à augmenter
Au final, 7,1 millions de Français aident un proche en situation de handicap ou de dépendance. Soit 11 % de la population française. Ils apportent une aide régulière et bénévole à 5 millions de personnes. « Leur nombre devrait croître dans les années à venir, sous l’effet conjugué du vieillissement de la population, de la volonté de favoriser le maintien à domicile et d’une pénurie d’aidants professionnels, en particulier dans le secteur de l’aide à domicile », pronostique l’enquête de la Drees.
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