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Prévention et Santé 7 juillet 2026

Montres connectées : lesquelles sont vraiment utiles pour votre santé ?

Fréquence cardiaque, sommeil, activité physique, électrocardiogramme : les montres connectées promettent de devenir de véritables assistants santé au quotidien. Mais toutes les données qu’elles affichent ne se valent pas. Certaines peuvent aider à mieux prévenir certains risques, tandis que d’autres restent encore approximatives. Alors, faut-il leur faire confiance ?

Selon une étude Kantar, plus d’un Français sur quatre utilise aujourd’hui une montre connectée.Longtemps réservés aux sportifs, ces objets séduisent désormais un public beaucoup plus large grâce à leurs nombreuses fonctions liées à la santé. Suivi du cœur, du sommeil, du stress ou encore de l’activité physique : les informations collectées sont de plus en plus nombreuses. Mais entre données réellement utiles et promesses parfois exagérées, il est important de savoir ce que ces appareils peuvent – ou ne peuvent pas – apporter.

Bouger davantage : un bénéfice bien réel

S’il y a un domaine où l’intérêt des montres connectées est largement reconnu, c’est bien celui de l’activité physique. Comptage des pas, estimation des dépenses énergétiques, rappels pour se lever ou marcher après une longue période d’inactivité : ces outils encouragent à adopter un mode de vie moins sédentaire. Même si le nombre exact de pas n’est pas toujours parfaitement mesuré, l’essentiel est ailleurs. Les études montrent que le simple fait de suivre son activité incite à bouger davantage. Pour de nombreuses personnes, les objectifs quotidiens affichés à l’écran deviennent une motivation supplémentaire pour intégrer davantage de mouvement dans leur journée. Les montres permettent également de suivre sa fréquence cardiaque pendant l’effort et d’adapter l’intensité de ses séances. Un moyen simple de pratiquer une activité physique plus efficacement et plus en sécurité.

Le cœur, principal atout des montres connectées

La mesure de la fréquence cardiaque constitue aujourd’hui l’une des fonctions les plus fiables proposées par ces appareils. Une fréquence cardiaque au repos anormalement élevée peut parfois révéler un problème cardiovasculaire ou un trouble du rythme nécessitant un avis médical. Les modèles les plus avancés intègrent également une fonction électrocardiogramme (ECG). En trente secondes, la montre enregistre l’activité électrique du cœur et peut détecter certaines anomalies du rythme cardiaque, notamment la fibrillation auriculaire. Cette arythmie est particulièrement fréquente après 55 ans et augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Souvent silencieuse, elle peut passer inaperçue pendant des années. Dans ce contexte, les alertes émises par certaines montres peuvent contribuer à orienter plus rapidement les utilisateurs vers un professionnel de santé. Pour les personnes souffrant de palpitations, d’hypertension, de diabète ou présentant d’autres facteurs de risque cardiovasculaire, cette fonctionnalité peut donc représenter un véritable intérêt.

Sommeil et stress : des indicateurs à interpréter avec prudence

Les montres connectées prétendent également analyser la qualité du sommeil en détaillant les différentes phases de la nuit. Ces données peuvent donner une tendance générale, mais elles restent encore imparfaites. Les capteurs ont notamment du mal à distinguer un sommeil réel d’une période de repos immobile. Les résultats obtenus ne permettent donc pas de diagnostiquer un trouble du sommeil, ni d’exclure une pathologie comme l’apnée du sommeil. Même prudence concernant les indicateurs de stress. Certaines montres calculent la variabilité de la fréquence cardiaque, c’est-à-dire les petites variations naturelles entre deux battements du cœur. Une faible variabilité peut être associée à un état de stress ou de fatigue. Ces informations peuvent encourager à ralentir le rythme ou à pratiquer des exercices de respiration, mais elles ne constituent en aucun cas un diagnostic médical. Par ailleurs, une surveillance excessive peut parfois devenir contre-productive. Chez certaines personnes anxieuses, consulter constamment ses indicateurs de sommeil ou de stress peut en effet renforcer les inquiétudes au lieu de les apaiser.

Tension, température, oxygène : des mesures encore limitées

Toutes les données fournies par les montres ne présentent pas le même niveau de fiabilité. La mesure de la tension artérielle, par exemple, reste souvent approximative. Les spécialistes continuent de recommander l’utilisation d’un tensiomètre au bras pour surveiller correctement son hypertension. De même, les mesures de température corporelle ou de taux d’oxygène dans le sang (SpO₂) doivent être interprétées avec beaucoup de prudence. Elles peuvent être influencées par de nombreux facteurs extérieurs et ne remplacent pas les dispositifs médicaux dédiés. Pour les personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques, un oxymètre de pouls placé au bout du doigt demeure la référence pour mesurer précisément l’oxygénation du sang.

Un outil utile… mais qui ne remplace pas un médecin

Les montres connectées peuvent donc constituer de précieux alliés pour adopter un mode de vie plus actif et mieux surveiller certains paramètres cardiovasculaires. Elles offrent aussi l’avantage de sensibiliser leurs utilisateurs à leur état de santé au quotidien. Cependant, ces appareils ne remplacent ni un examen médical ni l’avis d’un professionnel de santé. Les données qu’ils fournissent doivent être considérées comme des indicateurs permettant d’alerter ou de suivre certaines tendances, et non comme des diagnostics. Le meilleur usage consiste sans doute à voir la montre connectée comme un outil d’accompagnement : un coup de pouce pour bouger davantage, mieux connaître son corps et repérer d’éventuels signaux d’alerte, tout en gardant à l’esprit que la santé ne se résume jamais à quelques chiffres affichés sur un écran.

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