Que ce soit pour faire son sport, méditer ou lire, se lever tôt le matin fait de plus en plus d’adeptes. Si certains - qu’on appelle morningophiles - font le choix de se lever extrêmement tôt, idéalement avant l’aube, pour la majorité des personnes qui décident d’adopter cette nouvelle tendance née aux Etats-Unis au début des années 2010, l’idée est plutôt d’avancer d’une heure son réveil habituel pour s’accorder du temps pour soi et commencer la journée du bon pied. Ne pas se tromper d’objectif donc : on ne se lève pas plus tôt pour être plus productif. On se lève plus tôt pour se faire du bien. L’expérience vous tente ? Six conseils pour vous lancer.


Choisir son activité matinale

L’idée étant de se faire du bien, la première question à se poser est donc la suivante : comment ai-je envie d’utiliser ce temps pour moi ? Certains en profitent pour se remettre au jogging, d’autres pour expérimenter les bienfaits du yoga, d’autres encore pour s’accorder un temps d’introspection voire de méditation, d’autres enfin pour se lancer dans l’écriture d’un journal intime ou d’un roman. Tout est possible ! A vous d’identifier ce qui vous ferait du bien.

 

Tout commence la veille au soir

Votre nouvelle activité choisie, c’est la veille au soir qu’il vous faut commencer à agir pour la rendre possible. Comment ? En préparant toutes les affaires dont vous aurez besoin au réveil (tenue de sport, tapis de yoga, livre, papier stylo, etc.) avant de vous coucher. Les premiers jours, vous pouvez aussi vous motiver en décidant de vous accorder, pour récompenser votre effort de réveil, un petit déjeuner plaisir. Ces préparatifs achevés, mettez-vous au lit, réglez votre réveil et, les yeux fermés, essayez de visualiser et d’envisager votre réveil du lendemain comme un bon moment que vous attendez avec impatience.

 

Écouter son horloge biologique

Vous l’avez compris, l’idée n’est pas nécessairement de se lever très tôt, mais bien de se lever plus tôt. Plus tôt que quoi ? Plus tôt que votre heure de réveil habituel. Si vous avez l’habitude de vous lever à 7 heures, essayez donc de mettre votre réveil à 6 heures. Difficile les premiers jours, ce changement sera d’autant plus aisé à supporter que vous ferez parallèlement l’effort de vous coucher plus tôt. Là aussi, n’hésitez pas à y aller progressivement, en vous couchant pendant quelques jours 15 minutes plus tôt que la veille. Vous décalerez ainsi progressivement votre horloge biologique. Après quoi, vous n’aurez plus qu’à écouter votre corps le soir en allant vous coucher lorsque votre organisme vous signalera les premiers signes de fatigue. 

 

Soigner son réveil

La sonnerie de votre réveil, lorsqu’elle est trop stridente, peut constituer la première source de stress de votre journée. Privilégiez donc pour vous réveiller une sonnerie douce et agréable. Pour vous réchauffer et activer la circulation sanguine dans votre organisme, prenez le temps de vous étirer et asseyez-vous sur le bord de votre lit sans trop attendre. Vous n’aurez pas ainsi la tentation de vous rendormir, ce qui vous priverez du cortisol sécrété naturellement lors de votre premier réveil. Vous pouvez aussi faire le choix de placer votre réveil à distance de votre lit, de sorte à être « obligé » de vous lever pour l’éteindre.

 

Instaurer un rituel matinal

Quelle que soit l’activité à laquelle vous avez décidé d’accorder ce temps du matin, faites-en un rendez-vous attendu. Cette routine positive, à partir du moment où elle donne du sens au début de votre journée, deviendra progressivement pour vous une sorte de sas de décompression dont l’impact sur votre humeur ne tardera pas à se faire sentir.

 

Être indulgent avec soi-même

Si les premiers jours, vous trouvez l’exercice difficile, patience : une fois votre horloge biologique réglée, vous n’aurez quasiment plus d’efforts à fournir pour vous lever ! Toutefois, si au bout d’une semaine et demi les difficultés persistent, n’insistez pas. N’oublions pas que l’idée ici est avant tout de se faire du bien.