Le fonds en euros n’explique pas à lui seul le succès de l’assurance-vie. Les unités de compte (UC), qui constitue l’autre grand support d’investissement du placement préféré des Français, attirent également les épargnants. C’est ce qui ressort d’une étude publiée le 6 mai 2026 par France Assureurs, la fédération professionnelle des sociétés et mutuelles d’assurance implantées dans l’Hexagone.
D’après ce document de 16 pages, les cotisations (versements) sur les UC se sont élevées à 75,1 milliards d’euros l’année dernière. Soit une progression de 13,2 % par rapport à 2024. Dans le même temps, les prestations (rachats totaux et partiels, sorties en rentes viagères, décès des assurés) ont reculé de 1,5 %, pour atteindre 32,6 milliards d’euros. Les cotisations ont ainsi surpassé les prestations de 42,5 milliards d’euros. Il s’agit de la collecte nette positive la plus importante jamais enregistrée par les unités de compte.
Une performance globale de 5,5 %
Comme le fonds en euros, les UC profitent de l’engouement général pour l’assurance-vie, qui bénéficie de la diminution de la rémunération de son principal concurrent, le Livret A, tombée à 1,5 % depuis le 1ᵉʳ février dernier après deux autres révisions en baisse en 2025. Mais ce n’est pas la seule explication. Si les Français alimentent massivement ce support risqué (le capital des UC n’est pas garanti par l’assureur, contrairement au fonds en euros), c’est parce qu’il rapporte.
Toujours selon l’étude de France Assureurs, la performance globale des unités de compte a atteint, en moyenne, 5,5 % en 2025, contre 2,6 % pour le fonds en euros. Sans conteste, ce sont les UC investies dans les « titres vifs » (actions cotées en Bourse) et les fonds actions (composés de titres d’entreprises cotées) qui se sont révélées les plus rémunératrices. Leur performance moyenne s’est située à 8,1 %.
Les actions et fonds actions largement privilégiées
À titre de comparaison, la performance moyenne des UC investies dans les obligations (titres de dettes de moyen et long termes) et dans les fonds obligataires (constitués d’obligations) est ressortie à 2,2 % l’an passé, et à 2 % pour les UC investies dans la trésorerie et les fonds monétaires (composés de titres de dettes de court terme). Pénalisées par la hausse des prix immobiliers, les unités de compte investies dans l’immobilier et les fonds immobiliers (SCPI, OPC, SC / UC) ont, elles, enregistré une performance négative de 2,9 % en moyenne.
Les souscripteurs ne s’y sont d’ailleurs pas trompé : les versements sur les unités de compte investies dans les actions et les fonds actions ont représenté, à eux seuls, 45,8 % des cotisations sur les UC en 2025, contre 35 % pour celles investies dans les obligations et les fonds obligataires et 3,5 % pour celles investies dans la trésorerie et les fonds monétaires.
Des frais de gestion en léger recul
Dernier enseignement de l’étude de France Assureurs : les frais de gestion sur les unités de compte sont en léger recul. De 2024 à 2025, ils sont passés, en moyenne, de 0,83 % à 0,82 % en gestion libre (le souscripteur gère lui-même son contrat d’assurance vie), et de 1,19 % à 1,17 % en gestion sous mandat (le souscripteur délègue la gestion de son contrat à des professionnels de la finance).
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