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Prévoyance 18 mai 2026

L'assurance-vie, locomotive du non coté pour les particuliers

L’investissement dans les actifs non cotés s'installe dans le paysage de l’épargne des ménages en France, principalement au travers de l'assurance-vie, qui s’impose comme son principal vecteur, selon une étude de France Invest et Quantalys.

Longtemps réservés aux investisseurs institutionnels et aux grandes fortunes, les placements dans les actifs non cotés (entreprises non cotées en Bourse, dette privée, infrastructures) trouvent une place croissante dans les portefeuilles des particuliers français. L’assurance -ie s’impose comme le canal dominant de ce type d’investissements destinés au grand public, d’après la troisième édition de l’étude annuelle sur l’accès des particuliers au non coté publiée par France Invest, l’association professionnelle des sociétés de gestion et de conseil spécialisées dans le capital-investissement, la dette et les infrastructures non cotés, et Quantalys, fournisseur de données sur les produits financiers.

Hausse de 25 % de la collecte en assurance-vie

À fin 2025, les fonds d’investissement en actifs non cotés accessibles aux particuliers totalisaient 14,48 milliards d'euros d'encours sous gestion, dont 11,82 milliards au travers de l'assurance-vie sous forme de supports en unités de compte (UC, sans garantie en capital), soit 82 % du total. Sur la seule année 2025, la collecte des fonds ouverts aux particuliers a atteint 3,06 milliards d'euros, en hausse de 8 % par rapport à 2024. Un essor uniquement dû au dynamisme du non coté dans l’assurance-vie, dont les souscriptions ont progressé de 25 % en un an pour atteindre 2,65 milliards d’euros.

L’assurance-vie, principale enveloppe d’épargne financière des ménages avec plus de 2 100 milliards d’euros d’encours à fin 2025, concentre désormais 86 % des souscriptions des fonds non cotés destinés aux particuliers, contre 75 % en 2024 et 77 % en 2023.

Une concentration des encours

Ce mouvement s'explique par l'essor des fonds dits evergreen ou semi-liquides, des véhicules à durée de vie de 99 ans, ouverts aux souscriptions et aux rachats par les souscripteurs. Bien qu'ils ne représentent que 33 des 113 fonds couverts par l'étude, ces fonds evergreen captent à eux seuls 72 % des encours des fonds en non coté destinés au grand public et 81 % de ceux logés au sein de l’assurance-vie.

L’allocation d’actifs de ces fonds est diversifiée : elle se répartit entre les investissements directs dans des actifs non cotés, qui sont prépondérants (57 % des encours), les fonds de fonds - investissements indirects - à hauteur de 33 %, alors que les actifs liquides et la trésorerie représentent 10 % des encours (12 % au sein des fonds evergreen).

Performances en léger repli

L'étude de France Invest et Quantalys lève également le voile sur les performances de ces fonds, qui sont souscrits par les particuliers à des fins de diversification, mais aussi pour améliorer le potentiel de rendement de leur épargne financière. Le rendement annuel moyen, calculé net de frais de gestion et de distribution mais brut de frais du contrat, s'établit à 5,4 % à fin 2025 tous fonds confondus, et à 5,7 % pour les seuls fonds distribués en assurance vie, contre respectivement 5,6 % et 5,9 % à fin 2024. Raison invoquée : certains fonds ont été « touchés par un contexte économique complexe et incertain », selon l’étude.

Les fonds evergreen affichent un résultat légèrement supérieur, à 6 % par an (5,9 % fin 2024). Ces derniers présentent des performances plus homogènes que les fonds fermés aux rachats, sans aucune performance négative enregistrée.


Les frais annuels effectivement appliqués sur ces supports d’investissement dans le non coté destinés au grand public s’élèvent, quant à eux, à 2,47 % en moyenne en 2025, contre un maximum de 2,96 % prévu dans leurs règlements. Les catégories les plus chargées en frais sont les fonds investis en dette privée (3,42 %), suivies par ceux investissant en direct au capital d’entreprises non cotées (private equity), à hauteur de 3,08 %.

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