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Retraite 6 octobre 2026

Retraite : mieux informés, les Français sont prêts à épargner davantage

Une étude met en évidence un paradoxe : nos compatriotes connaissent encore mal les solutions permettant de compléter leur future pension, mais plus de sept sur dix se disent intéressés lorsqu’on leur en explique le fonctionnement. Ils seraient même disposés à consacrer davantage de leur épargne pour préparer leur retraite.

Les Français boudent-ils réellement l’épargne retraite ? Pas forcément. Le faible recours aux placements destinés à préparer financièrement l’après-vie professionnelle pourrait davantage s’expliquer par un manque d’information que par une véritable défiance envers la capitalisation.

C’est ce que suggère une étude publiée le 2 septembre 2026 par BCG. Le cabinet de conseil en stratégie a interrogé 6 000 personnes en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne sur leur préparation financière à la retraite et leur connaissance des solutions d’épargne dédiées.

Le constat est particulièrement net pour l’Hexagone. Après avoir reçu des explications sur ces produits, 74% des Français interrogés manifestent un intérêt pour les placements permettant de se constituer un complément de revenus à la retraite, via un capital et/ou une rente.

Cet intérêt pourrait se traduire dans leurs choix d’épargne. Les répondants seraient disposés à augmenter de 9% les sommes consacrées à la préparation de leur retraite. La part des produits dédiés, comme le plan d’épargne retraite (PER), pourrait alors atteindre 22% de leurs actifs, contre 13% aujourd’hui.

Les dispositifs proposés par les entreprises largement méconnus

Avant de convaincre les épargnants, encore faut-il qu’ils connaissent les solutions disponibles. Or, moins d’un Français sondé sur deux (48%) connaît les produits individuels permettant de préparer financièrement sa retraite.

Les dispositifs proposés dans le cadre professionnel sont encore moins identifiés. À peine 32% des Français interrogés déclarent connaître les contrats collectifs accessibles par l'intermédiaire de leur entreprise.

La France ne constitue toutefois pas une exception. Dans les quatre pays européens couverts par l’étude, 55% des répondants connaissent les solutions individuelles, contre seulement 30% pour les produits collectifs.

Cette faible notoriété se retrouve dans leur utilisation : 35% des Européens interrogés détiennent un produit individuel d’épargne retraite et seulement 17% disposent d’un contrat collectif. Aux États-Unis, 44% des personnes détiennent, à titre de comparaison, un dispositif de retraite proposé par leur entreprise.

Le sentiment d’être mal préparé, surtout pour les patrimoines modestes

Cette faible connaissance des solutions d’épargne contraste avec l’inquiétude exprimée à l’approche de la retraite. Parmi les moins de 65 ans disposant de moins de 250 000 euros de patrimoine financier et immobilier, huit Européens sur dix considèrent ne pas être suffisamment préparés. La proportion est identique parmi les Français sollicités.

Le niveau de patrimoine change sensiblement la perception. Au-delà de 250 000 euros d’actifs, seuls 49% des déclarants européens estiment être mal préparés financièrement à leur retraite. Le même pourcentage est relevé en France.

Des réponses sur Internet ou auprès de l’IA

Faute de maîtriser les dispositifs existants, une majorité des sondés cherchent eux-mêmes des informations. Selon BCG, 66% des Européens interrogés se tournent vers Internet ou vers des outils d’intelligence artificielle (IA) pour se renseigner sur leur future retraite.

Les conseils de l’entourage conservent également leur importance, puisque 40% sollicitent leurs proches. Mais l’accompagnement professionnel suscite lui aussi une forte demande : neuf répondants sur dix (90%) se disent disposés à consulter un spécialiste pour les aider à organiser financièrement leur retraite.

Les banques et assureurs disposent d’un important réservoir de clients

En France, les professionnels de la finance semblent pourtant encore peu présents au moment où les épargnants commencent à réfléchir à leur retraite. Seuls 17% des répondants indiquent qu’un échange avec un banquier, un courtier en assurance ou un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) a été à l’origine de leur réflexion.

Pour BCG, ce décalage constitue une opportunité pour le secteur financier. Banques, assureurs et intermédiaires (agents généraux d’assurance, courtiers, CGP…) auraient intérêt à aborder plus tôt et plus régulièrement la question des revenus après la vie professionnelle.

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