Cela coûte encore plus cher d’être hospitalisé. Un arrêté, publié au Journal Officiel daté du 28 février 2026, a sensiblement relevé les frais en cas d’hospitalisation. Ainsi, le forfait journalier hospitalier (FJH) est passé, depuis le 1ᵉʳ mars dernier, de 20 euros à 23 euros. Le FJH est destiné à couvrir une partie des frais d’hébergement et d’entretien liés à une hospitalisation. Cette participation forfaitaire est due pour chaque journée passée à l’hôpital public ou dans une clinique privée, y compris le jour de sortie.
Le FJH est différent pour une hospitalisation dans un service psychiatrique d’un établissement de santé. Ce forfait spécifique a, lui aussi, été revalorisé de 15 euros par jour à 17 euros par jour, toujours depuis le 1ᵉʳ mars 2026. L’arrêté porte également sur le forfait patient urgences (FPU). Le FPU correspond à la participation du patient aux frais liés à un passage aux urgences pour des soins non programmés. Il s’élève à 23 euros depuis le 1ᵉʳ mars, contre 19,61 euros auparavant.
Prise en charge par la « mutuelle »
Le FPU est minoré pour les patients en affection de longue durée (ALD) - comme le cancer, le diabète, l’hypertension ou l’insuffisance cardiaque - et pour les personnes bénéficiant de prestations à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle ayant entraîné une incapacité permanente (IP) inférieure à deux tiers (moins de 66 %).
Le FJH et le FPU ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. En revanche, les deux forfaits sont intégralement pris en charge par les contrats dits « responsables » des complémentaires santé. Ces contrats, qui représentent 95 % du marché des « mutuelles » de santé, respectent les planchers et les plafonds de remboursement instaurés par l’Assurance maladie.
Exonération pour certains patients
Par ailleurs, certains patients sont exonérés du paiement de ces forfaits. Pour le FJH, il s’agit des femmes enceintes hospitalisées pendant les quatre derniers mois de grossesse, pour l'accouchement ou pendant les 12 jours après l'accouchement ; les nouveau-nés dans les 30 jours suivant leur naissance ; les patients soignés dans le cadre d'une hospitalisation à domicile ; les victimes d’un accident du travail, d’une maladie professionnelle ou d’un acte de terrorisme ; les assurés du régime d'Alsace-Moselle ; les titulaires d'une pension militaire ; les enfants handicapés de moins de 20 ans hébergés dans un établissement d'éducation spéciale ou professionnelle.
Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S) ou de l'aide médicale d’État (AME) ne sont pas non plus redevables du FPU. La C2S est une complémentaire santé réservée aux personnes ayant de faibles ressources, tandis que l’AME est destinée aux ressortissants étrangers en situation irrégulière et précaire. Ne paient pas le FPU : les femmes enceintes, les bébés de moins d’un mois, les titulaires d’une pension d’invalidité, les bénéficiaires de prestations à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle ayant entraîné une IP supérieure à 66 %, les mineurs victimes de violences sexuelles, les bénéficiaires de la C2S ou de l’AME, les victimes d’actes de terrorisme, et les prisonniers.
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